Mardi 10 février 2026

“C’est dangereux” : l’appel d’une mère face à la situation de l’école de Mezzana

Image
école mezzana
À Sarrola-Carcopino, des parents alertent sur l’état de la cour de récréation de l’école primaire de Mezzana

Une pétition en ligne appelle à l’intervention des autorités après des conditions jugées « inadaptées et dangereuses » pour les élèves du groupe scolaire de Mezzana, à Sarrola-Carcopino (Corse-du-Sud). Le texte publié sur les réseaux sociaux par une mère d’élève décrit la situation telle que vécue par certaines familles, sans qu’aucune vérification administrative n’ait, pour l’heure, pu être confirmée auprès des responsables de l’établissement ou de la municipalité.

Selon l’auteure du message, les cours de CE2, CM1 et CM2 seraient confrontées à une absence de préau pour s’abriter lors des récréations en cas de pluie, privant élèves et enseignants d’un espace couvert. Elle souligne que le sol, essentiellement en terre battue, devient très boueux les jours de pluie, entraînant des vêtements et des chaussures trempés et, selon elle, des risques de chutes ou d’inconfort prolongé.

« …les enfants pataugent dans la boue… certains sont tombés et sont restés couverts de boue toute la journée… » (extrait du message Facebook)

La pétition, publiée sur une plateforme participative, réclame notamment que le SIVOM (syndicat intercommunal à vocations multiples) réalise un diagnostic du terrain, améliore le drainage et installe un revêtement plus adapté pour limiter la boue et sécuriser les espaces de récréation.

 

Le groupe scolaire de Mezzana, qui dépend administrativement de Sarrola-Carcopino et gère les élèves de la maternelle au CM2, est un établissement public au cœur d’une petite communauté éducative.

Ce n’est pas la première fois que des parents ou des personnels soulèvent des difficultés autour de cet établissement. Une pétition antérieure publiée en 2019 sur une plateforme différente avait dénoncé des locaux « non conformes », évoquant des inondations des classes et de la cantine lors des premières pluies et des risques électriques, appelant déjà à une rénovation ou à un agrandissement.

Par ailleurs, des tensions sociales avaient éclaté en avril 2023 autour du groupe scolaire, avec une grève de personnel du SIVOM évoquant des désaccords sur la gestion interne de l’établissement, bien que ces mouvements aient porté sur des revendications différentes.

 

La mère d’élève à l’origine du message affirme avoir sollicité à plusieurs reprises la mairie et le SIVOM en charge de la gestion de l’école, sans obtenir de réponse qui, selon elle, répondrait à l’urgence de la situation. Elle appelle désormais à une plus large mobilisation citoyenne pour que les autorités locales prennent en compte les difficultés rencontrées pendant les récréations pluvieuses.

Dans les commentaires liés à la pétition consultée, d’autres parents racontent avoir dû intervenir pour fournir des vêtements secs aux enfants tombés dans la boue, et évoquent un manque d’espaces réellement adaptés pour les récréations.

 

"...il rentre chaque soir plein de boue, avec les chaussures trempées, à laver tous les jours. C’est un vrai carnage, autant pour les enfants que pour les parents. Et ce n’est pas mieux pour les équipes pédagogiques : maîtresses, ATSEM ou autre personnel, tout le monde subit ces conditions dégradantes au quotidien..."