Jeudi 8 janvier 2026

À Aiacciu, un appel au rassemblement est lancé pour protester « contre l’agression militaire étatsunienne contre le Venezuela ».

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prefecture corse
Inseme à Manca - L’APRÈS dénoncent "l’agression militaire états-unienne au Venezuela" et appel au rassemblement ce vendredi 9 janvier 2026, à 18 heures devant la Préfecture d’Aiacciu.

L’association politique appelle au rassemblement "de protestation contre l’agression militaire étatsunienne contre le vénézuéla et l’absence de réaction de la présidence française". Rendez vous devant la Préfecture d'Aiacciu, ce vendredi 9 Janvier à 18h.

Communiqué :

" L’agression militaire que le Vénézuela subit n’est pas une simple violation d’un droit international.

En effet, celui-ci, refondé en 1945 sur les principes d’égalité, d’indépendance, d’autodétermination et de coopération des peuples et des nations, garantissant leur protection contre les puissances politiques, économiques et militaires, a été déjà bien mis à mal :

- en 1999, avec le bombardement de la Yougoslavie par l’OTAN, sans mandat de l’ONU

- en 2003, avec l’invasion de l’Irak par une coalition menée par les États-Unis, sans mandat de l’ONU,

- en 2022, avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie,

- en 2023, avec le génocide mené à Gaza par le gouvernement Netanyahu, mais assumé par les États-Unis et la plupart des pays occidentaux.

L’agression militaire que le Vénézuela subit n’a pas non plus été décidée au hasard. 

Outre un contrôle de l’accès au pétrole du pays dans un but purement mercantiliste propre à Donald Trump, l’action décidée par le gouvernement des États-Unis a pour but de signifier sa volonté  d’empêcher toute tentative d’émancipation à son encontre de n’importe quel pays latino-américain puisqu’en visant le Vénézuela, il remet en cause un processus d’indépendance et de construction d’une société en opposition au modèle capitaliste engagés depuis plus de 20 ans. En outre, la campagne de délégitimation de Nicolás Maduro n’est pas seulement rhétorique, elle témoigne de la volonté d’occulter et de discréditer toute contestation de l’agression militaire étatsunienne.

Il faut que nous nous rendions compte que ce qui a finalement changé ce 3 janvier 2026, c’est qu’il s’agit d’une rupture violente, d’un choc, non pas dans le droit international, mais dans la situation de crise structurelle de la société capitaliste mondialisée dans un contexte de dérèglement climatique devenu sciemment incontrôlable. Cette rupture exprime sans équivoque la volonté des oligarchies économiques étatsuniennes qui, après s’être emparées du pouvoir politique et disposant de moyens financiers et technologiques démesurés, veulent accéder unilatéralement et sans aucune régulation aux ressources naturelles et asservir politiquement, économiquement, culturellement et militairement les peuples. 

Les peuples et leurs gouvernements, s’ils aspirent à la paix et à un ordre international juste, doivent se dresser contre ces oligarchies à visée impérialiste sous peine de voir advenir un monde invivable et des pouvoirs autoritaires, si ce n’est une guerre mondiale.

Le Vénézuela peut nous sembler loin, les monstres, eux, sont déjà à notre porte. "

 

crédit image : https://www.prefectures-regions.gouv.fr/corse/layout/set/print/Region-et-institutions/Organisation-administrative-de-la-region/La-prefecture/La-Prefecture-de-Corse