Jeudi 30 avril 2026

Femu a Corsica dresse un bilan victorieux des municipales et met le cap sur l'autonomie

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Femu a Corsica
Au sortir des élections municipales, les cadres et militants de Femu a Corsica se sont réunis en Cunsigliu Naziunale à l'Università di Corsica. L'occasion de faire le point sur une stratégie électorale payante et de réaffirmer les priorités politiques du mouvement, avec l'autonomie comme horizon indispensable.

L'heure était au bilan, mais surtout à la satisfaction, lors du dernier Cunsigliu Naziunale de Femu a Corsica. L'objectif de cette réunion stratégique était triple : analyser les résultats des élections municipales à l'échelle de toute l'île, faire un point sur la situation politique actuelle et tracer les perspectives pour les mois cruciaux qui s'annoncent.

La stratégie de l'union et un ancrage renforcé

Sur le plan électoral, le constat dressé par le mouvement est clair : Femu a Corsica sort incontestablement renforcé de ce scrutin. Le parti s'est félicité d'avoir maintenu une stricte cohérence autour de ses fondamentaux tout en réussissant le pari de la convergence nationaliste.

Cette dynamique d'union a porté ses fruits sur l'ensemble du territoire. Le mouvement a non seulement conservé des bastions clés comme Bastia et L'Île-Rousse (Lisula), mais il a également enregistré des percées historiques à Ajaccio (Aiacciu) et Sartène (Sartè), sans oublier une forte progression dans les villages de l'intérieur. Aujourd'hui, les chiffres parlent d'eux-mêmes : entre 60 et 70 maires se revendiquent de Femu a Corsica, portant le nombre total d'élus nationalistes à la tête de communes à près de 150. Un maillage territorial inédit qui confirme le basculement politique de la Corse, du nord au sud.

L'autonomie : un impératif, pas un gadget

Si la bataille des communes est gagnée, le regard du parti est déjà tourné vers l'Assemblée nationale. Le mouvement a salué le travail de Gilles Simeoni, parvenu à « renverser la table et le calendrier parlementaire ». En ligne de mire : l'examen du projet d'autonomie prévu pour le mois de juin.

Pour les dirigeants du parti, l'enjeu des semaines à venir sera de convaincre les délégations et les parlementaires parisiens du bien-fondé de ce projet. L'autonomie a été réaffirmée non pas comme un "totem" ou un "gadget", mais comme l'outil institutionnel indispensable pour répondre aux urgences de l'île : mise en place d'un statut de résident pour enrayer la spéculation immobilière, co-officialité de la langue corse, et développement économique.

Préparer la relève

Pour mener à bien ce projet de société, Femu a Corsica compte s'appuyer sur la formation de ses militants et la structuration de sa jeunesse. Le parti insiste sur la nécessité d'occuper le terrain, à la fois physiquement et idéologiquement. Des structures dédiées aux jeunes militants visent à former les 100 jeunes qui constitueront la relève politique de demain, avec l'objectif de poursuivre la contractualisation avec l'État et de défendre les intérêts du peuple corse.

Le message adressé aux militants se veut donc combatif : le parti est au travail, fort d'une ligne de conduite axée sur la cohérence et la convergence. Dans un contexte de crises économiques et politiques mondiales, Femu a Corsica réaffirme son statut de première force politique de l'île, déterminée à transformer l'essai électoral en une véritable autonomie institutionnelle.