Hantavirus : ce que disent les autorités
Car si plusieurs spécialistes appellent à ne pas céder à la panique, certains éléments autour de cette souche particulière du hantavirus expliqueraient pourquoi la situation est suivie de très près par l’Organisation mondiale de la santé.
Selon les informations relayées ces derniers jours, le virus des Andes pourrait provoquer des symptômes proches de ceux d’une forte grippe avant, dans certains cas, d’évoluer vers des complications respiratoires importantes.
Autre élément qui attirerait l’attention des scientifiques : cette souche ferait partie des rares hantavirus capables de se transmettre d’humain à humain, même si cette transmission semblerait nécessiter des contacts rapprochés et prolongés.
Les autorités rappelleraient toutefois qu’aucun élément ne permet aujourd’hui de comparer directement cette situation à celle du Covid-19. À ce stade, aucune propagation massive hors du contexte très spécifique du navire de croisière concerné n’aurait été observée.
Mais plusieurs facteurs continueraient malgré tout d’alimenter la prudence des autorités sanitaires, notamment l’absence actuelle de vaccin ou de traitement spécifique contre cette souche du virus.
Autre difficulté évoquée : la période d’incubation potentiellement longue du virus des Andes. Certaines personnes pourraient ainsi ne présenter aucun symptôme pendant plusieurs semaines tout en étant potentiellement contaminées, compliquant le travail de surveillance des autorités sanitaires.
À ce jour, plusieurs cas confirmés et suspectés auraient été recensés dans le monde autour de ce foyer identifié sur le navire de croisière.
Les scientifiques, eux, insisteraient surtout sur un point : suivre l’évolution de la situation avec sérieux, sans pour autant céder aux scénarios alarmistes qui circulent déjà sur certains réseaux sociaux.