Mercredi 24 juin 2020

120 propositions à l'Assemblée pour lutter contre la maltraitance animale

Le député LREM des Alpes-Martimes et président du groupe « condition animal » à l’assemblée nationale, Loic Dombreval a remis un rapport au premier ministre contenant 120 propositions pour lutter contre la maltraitance et l’abandon d’animaux.

En France, un foyer sur deux possède un animal de compagnie dont environ 22 millions de chats et chiens. Environ 100 000 d’entre eux sont abandonnés chaque années dont 60 000 l’été et l’observatoire de la délinquance a comptabilisé près de 10 000 infractions sur des chiens et des chats en 2018.

Dans son rapport le député Dombreval souhaite davantage punir la maltraitance animale : « Dans le droit français actuel, si vous dégradez un bien public, vous risquez jusqu’à sept ans de prison et 100 000 euros d’amende. Mais si vous découpez votre animal en deux après l’avoir violé, vous encourez au maximum deux ans de prison et 30 000 euros d’amende, et on ne voit jamais de telles peines prononcées. Cela signifie qu’un animal n’est même pas considéré comme une chose. »

Le député souhaite donc durcir la législation et nommer un défenseur des droits des animaux, idée soumise par Robert Badinter. Un numéro vert pour dénoncer la maltraitance animale pourrait également être créé.

Des ventes bien mieux encadrées

Aujourd’hui, rien de plus facile que d’acheter un animal dans une animalerie, à son voisin, sur Le bon coin et même sur Facebook et selon le député, cela entretient les achats d’impulsions et facilite l’abandon une fois l’euphorie passée.

Il est possible d’acheter un animal en moins de 30 secondes et le rapport préconise donc de limiter la possibilité de ces achats impulsifs. Loic Dombreval va même jusqu’à proposer que l’achat d’animaux ne se fasse qu’en refuge ou chez des éleveurs. Une attestation minimale de connaissance pour détenir un chien ou un chat fait également partie des propositions du rapport.

A l’approche des départs en vacances, période où l’abandon d’animaux est la plus forte, on espère que nombre des propositions du rapport seront prises en compte par le gouvernement pour améliorer la législation et la condition animale.