Circulation du virus et vaccination, le point sur la situation sanitaire en Corse
Avec un taux de positivité des tests en Haute Corse à 3,4 %, contre 1,7 % en Corse du sud, le département a vu ses chiffres s'envoler en quelques jours. « La situation en Haute-Corse s'explique principalement par les clusters qui y ont été détectés dans des établissements de soin » explique Marie Hélène Lecenne.
Au total, trois clusters ont été identifiés à l'hôpital de Bastia, celui annoncé en service de pneumologie début janvier, auxquels sont venus s'ajouter deux autres foyers. Un Ehpad et un autre établissement de soins sont concernés. « Il faut toutefois relativiser car les établissements de santé sont sujets à des clusters dans toute la France. Les professionnels de santé sont donc fréquemment testés, mais il est vrai que les professionnels concernés nous ont fait remonter que le virus se diffusait rapidement. »
Pour autant, si rapidité de la diffusion il y a, elle n'est pas à attribuer aux variants anglais et sud-africains : « Nous n'avons pas identifiés ces variants à ce jour, expose la directrice, le variant anglais est recherché par séquençage à Corte, et des échantillons sont envoyés sur le continent pour passer au criblage, qui permet de détecter tous les variants. »
Nous recevons actuellement 3900 doses par semaine jusqu'au 22 février... et nous devrions être à 7000 injections possibles par semaine au mois de mars
Coté vaccination, 7000 primo vaccination ont été réalisés en date du 27 janvier au soir. Un taux qui se situe dans la norme nationale. Les fluctuations d'approvisionnement sont gérées en amont par l'agence de santé, afin d'adapter les prises de rendez-vous. Trois semaines après les débuts de la vaccination, les deuxièmes injections vont commencer, et seront donc prises en compte pour les rendez-vous. Un exercice délicat de gestion : « Nous priorisons évidemment les deuxièmes injections sur les premières dans la prise de rendez-vous, afin de s'assurer que le protocole établi par Pfizer soit respecté. Nous recevons actuellement 3900 doses par semaine jusqu'au 22 février, mais ce chiffre va aller en augmentant les prochaines semaines, et nous devrions être à 7000 injections possibles par semaine au mois de mars ». A noter, cette estimation l'extraction de six doses par flacon.
D'où l'importance de respecter la prise de rendez-vous : « Il est important que les gens ne se rendent pas dans les centres sans rendez-vous, cela ne sert à rien et représente un risque sanitaire inutile » conclut la directrice.
Texte et photo Isabelle Lançon-Paoli