CONSO : Au drive du marché, la difficile virtualisation des Primeurs
Son cas est celui de la plupart des anciens, fidèles du marché. Parmi les produits concernés, les fruits et légumes sont régulièrement cités. Les quelques piétons qui arpentent la Place Saint Nicolas ont le regard inévitablement attiré par les paniers sur les étals des commerçants présents. Certains viennent se renseigner, quelques uns notent le nom du producteur pour passer commande en ligne, d'autres préfèrent le téléphone.Outre l'obstacle d'internet, les primeurs sont aussi un produit qui séduit visuellement, et, même si les consommateurs ont confiance en leurs producteurs, beaucoup aimet choisir leurs produits sur l'étal : « Même si je sais que tous ses légumes sont bons, j'ai mes habitudes, et mes goûts. Pour les tomates par exemple, j'en choisis toujours une partie plutot ferme pour les salades, et d'autres bien mures pour cuisiner »explique Lucie, fonctionnaire de 35 ans.
Internet un précieux gaine de temps pour les producteurs
Du coté des producteurs, internet représente un gain de temps, un bien précieux pour un agriculteur :« Pour nous qui ne sommes que deux pour un peu plus d'un hectare de culture c'est compliqué de répondre au téléphone, surtout en ce moment, détaillent Anto Santu et Mélanie Marchini, exploitants à Meria depuis une dizaine d'année, nous faisons de la vente à l'exploitation et sur le marché depuis plusieurs années, et c'est sûr que le confinement a un impact » Les fruits et légumes des beaux jours n'étant pas encore sortis, ils vendent essentiellement des produits transformés, type confiture ou herbes aromatiques, mais la récolte arrive, et il est difficile d'avoir de la visibilité sur les mois à venir. Entre un marché en débit réduit, et la perte de la clientèle de passage dans une saison estivale qui s'annonce noire, les perspectives sont floues : « Nous préparons les commandes le jour même pour que les fruits et légumes soient les plus frais possibles, il n'est pas possible de faire du stock, donc une partie risque d'être perdue. »
Reste alors à trouver une alternative, qui permette au plus grand nombre de s'approvisionner chez les maraichers locaux, à la fois facile à gérer par ces derniers, et respectueuse des consignes sanitaires.
Anto'Santu et Melanie Marchini, producteurs à Meria, se partagent entre le marché et leur point de vente à Luri.