Étang de Diana : la pêche et commercialisation des coquillages interdites jusqu'à nouvel ordre
Cette décision fait suite à une alerte déclenchée dans le cadre du réseau de surveillance des phytoplanctons et des phycotoxines (REPHY). Les analyses réalisées par les réseaux de contrôle ont mis en évidence une présence importante de phytoplanctons des genres "Pseudo-nitzschia" et "Dinophysis" ou "Phalacroma" dans les eaux de l’étang de Diana.
Certaines espèces de ces phytoplanctons, des algues microscopiques sont susceptibles de produire des phycotoxines. Ces toxines peuvent s’accumuler dans les coquillages et provoquer des intoxications alimentaires chez les consommateurs. La situation représente donc un risque potentiel pour la santé humaine, justifiant la mise en œuvre immédiate de mesures de protection.
Jusqu’à nouvel ordre, sont interdites sur ce secteur :
- la pratique de la pêche professionnelle et de loisir ;
- l’expédition et la commercialisation des coquillages destinés à la consommation.
À ce stade, aucun cas d’intoxication alimentaire n’a été signalé. Toutefois, par principe de précaution, les autorités demandent de ne plus consommer les coquillages provenant de l’étang de Diana, y compris ceux qui auraient été récoltés avant la publication de l’arrêté.
L’interdiction sera levée dès que les résultats du suivi sanitaire permettront d’écarter tout risque, notamment grâce à l’analyse de la présence d’algues productrices de phycotoxines dans l’eau et de toxines dans les coquillages.
© Image : ATC S.ALESSANDRI