Mercredi 8 juillet 2020

Gerarld Darmanin & Dupont-Moretti visés par les militantes féministes

Nommé au ministère de l’intérieur, Gerald Darmanin est aussi sous le coup d’une plainte pour viol. Cela fait déjà plus de 2ans que le nouveau ministre de l’intérieur est poursuivi par Sophie Patterson-Spatz qui accuse Darmanin de l’avoir violée en 2009. Une habitante de Tourcoing avait également porté plainte pour « abus de faiblesse » lorsque celui-ci était maire de cette commune du nord de la France mais celle-ci avait été classée sans suite par le parquet de Paris au début de l’année 2018.

C’est le  9  juin dernier que la reprise de l’enquête a été ordonnée. Tout de suite, les avocats de Sophie Patterson-Spatz avaient dénoncé le soutien apporté par la majorité. Sa nomination au ministère arrive comme un « gros bras d’honneur » pour les militantes féministes qui ont manifesté devant la place Beauvau lors de la passation de pouvoir entre Christophe Castaner et Gérald Darmanin. Pour les manifestantes présentes dont les propos ont été relayés dans Le Parisien, cette nomination est un « choc. » On a donc pu entendre non loin du ministère de l’intérieur des « Darmanin démissions » et « Darmanin violeur » scandés par la vingtaine de manifestantes présentes sur les lieux.

Dupond-Moretti également visé par les féministes

Le nouveau ministre « surprise » de la justice, Eric Dupond-Moretti est également visé par les mouvements féministes. Lui qui s’est lui fendu de plusieurs sorties anti-féministe et pour qui le gouvernement « déconne complètement » lorsqu’il veut faire de l’outrage sexiste un délit.

Pour les manifestantes, ces deux nominations sont « des coups portés à la lutte contre les violences faites aux femmes » et le collectif Osez le féminisme n’a pas hésité à lancer une pétition en ligne pour demander leur retrait du gouvernement : « Bâtissez votre carrière sur l'acquittement des hommes accusés de viol, vous serez ministre de la Justice! […] Soyez accusé de viol, vous serez premier flic de France!

Dans l’après-midi, un collectif a symboliquement enterré l’égalité hommes-femmes décrétée « grande cause du quinquennat » par le pouvoir.