Premier conseil des ministres pour le gouvernement Castex
Quelques nominations surprises
Alors que Roselyne Bachelot jurait qu’elle ne ferait plus de politique : « J'ai fait mon temps dans la vie politique active. » La voilà de retour, et de l’activité, elle va en avoir, pour relancer le monde de la culture dans le monde de l’après Covid et alors que le sort de la loi sur l’audiovisuel n’est pas encore scellé.
Autre nomination qui n’a pas manqué de surprendre, celle d’Éric Dupond-Moretti à la justice en lieu et place de Nicole Belloubet. Le roi de l’acquittement va probablement devoir faire preuve de plus de diplomatie qu’on ne peut lui connaitre et s’acquitter de sa nature ardente.
Peu de nouvelles prises à droite comme à gauche pour ce nouveau gouvernement, et surtout, très peu d’élus locaux à part Brigitte Klinkert nommée à l’emploi. Elle, qui expérimente en tant que présidente du département du Haut-Rhin une mesure controversée qui voulait que l’allocation d’aides sociales se fasse contre du bénévolat.
Faire oublier les municipales
Pour faire oublier la débâcle aux municipales, le gouvernement Castex veut agir vite. Les partenaires sociaux seront reçus dès ce mercredi et toute cette fin de semaine et l’ambiance risque d’être tendue au vu des différentes nominations qui ne laissent pas présager d’un grand virage social. Le débat sur les retraites devrait confirmer ou contredire ce présage.
Le premier ministre effectuera son discours de politique générale devant l’assemblée nationale après l’intervention d’Emmanuel Macron le 14 juillet où il précisera le cap pour la fin de son quinquennat. Preuve que le président souhaite garder une main forte sur les dossiers nationaux.