Dimanche 10 mai 2020

Qu'est-ce que serait le "Green Pass" ?

C’est aujourd’hui que commence le déconfinement dans toute la France. Interrogé hier sur France Inter, le ministre de l’intérieur Christophe Castaner ne semble pas fermé à l’idée de prendre des mesures spécifiques pour l’île de beauté.

Le 7 mai l’Assemblé de Corse votait un projet de déconfinement avec notamment l’isolement à domicile des cas positifs, la distribution de masques et la réalisation de 3500 tests par semaine. Mais la mesure qui fait le plus parler est la création d’un « green pass ». A l’approche de la saison touristique et de l’afflux de population qui va de pair, Gilles Simeoni assure que ce n’est pas « un plan anti-touriste ».

Comment fonctionnerait ce « green pass » ?

Ce « green pass » serait une sorte de certificat sanitaire qui serait obligatoire pour rentrer en corse. Il faudrait donc présenter un test négatif de moins de 7 jours au COVID19 pour pouvoir pénétrer sur le territoire. C’est un type de mesure équivalent à ce qui se fait en Corée du Sud ou en Autriche. Avec ce « green pass », Gilles Simeoni souhaite que le niveau d’augmentation de la population cet été en corse soit le plus maitrisé possible.

Castaner: « Que l’on prenne des mesures spécifiques ne me choque pas »

Pour Gilles Simeoni, ce dispositif part du « besoin de trouver un équilibre entre les exigences sanitaire, économique et touristique», sachant que les hôpitaux Corses ne pourraient pas gérer une deuxième vague avec l’afflux habituel de population en été. Christophe Castaner semble, lui tout à fait ouvert au débat : « L’idée d’avoir une approche spécifique pour la Corse, compte tenu de son caractère îlien, comme nous en avons aussi sur l’Outre-mer, c’est quelque chose qui ne me choque pas. Je comprends parfaitement la démarche de Gilles Simeoni ».

Se pose malgré tout, selon le ministre, la question de la fiabilité et de la mise en place de ses tests. Les discussions vont donc se poursuivre dans les jours à venir afin de préparer au mieux la saison touristique et de limiter la crise économique sachant que 30% du PIB de la Corse est réalisé sur les mois d’été.