Vendredi 3 juillet 2020

USA : Le Covid attaque Independance Day

Un 4 juillet sous pression…
Les USA vont vivre leur plus terrible 4 juillet, anniversaire de leur déclaration d’indépendance, en 1776.

L’évolution catastrophique de l’épidémie dans ce pays, particulièrement dans les états du sud et de l’ouest, rend les officiels très nerveux. Ce jeudi 2 juillet, le pic de contamination a été atteint avec 52 000 nouveaux cas, le 5erecord en 7 jours consécutifs…

les chiffres du covid aux USA JUILLET 2020

Même le très conservateur gouverneur du Texas, Greg Abbott, a décrété le port obligatoire du masque dans les réunions de plus de 10 personnes.

Son homologue de Floride, état le plus touché, a fermé les plages, un comble. (667 nouveaux cas le 1erjuin, 10 100 le 2 juillet !!!).

La Californie ferme les salles intérieures des bars et restaurants qui avaient rouvert.

L’Arizona fait de même ;

La liste est longue des manifestations annulées, dont 80% des feux d’artifice.

Les regards se tournent inévitablement vers Donald Trump, dont la gestion de la crise épidémique fait évidemment toujours polémique. Refusant toujours de porter le masque en public, il vient de déclarer qu’il était pour son usage en groupe. Ses divergences avec le docteur Anthony Fauci, le directeur de l'Institut national des allergies et maladies infectieuses, sont permanentes. Fauci est considéré comme un héros par beaucoup d’américains. Il a lutté contre les virus du Sida, Ebola, etc… Nommé, par Trump, conseiller spécial de la maison blanche sur le Covid, il a souvent corrigé les propos du président, avec diplomatie mais fermeté. Cible d’attaques de la part des républicains les plus durs, parfois critiqué par le président lui-même, il bénéficie d’un très large capital de confiance pour les américains, rendant son limogeage difficile, pour le moment.

L’administration fédérale a essayé d’expliquer que l’augmentation vertigineuse des nouveaux cas était due à celle du nombre de tests. Cet argument est contesté, y compris parmi les officiels autour du président. La source de ces conflits est évidemment la réouverture de l’économie, pressée par les entreprises et les républicains, mais enclenchée alors que l’épidémie n’était pas contrôlée, contrairement à la France par exemple.

Paradoxalement, le nombre d’emplois créés en juin a atteint 4,8 millions, faisant redescendre le taux de chômage à 11,1 %. Mais la croissance rapide de l’épidémie, et les fermetures d’établissements et de sociétés qu’elle entraine, font craindre un reprise rapide des suppressions de postes.

Le mot d’ordre que diffuse les autorités est « Soyez patriotes, fêtez le 4 juillet à la maison ! »

Nous verrons bien, entre le 11 et le 18 juillet prochain, si ces prescriptions auront été suivies…