Vers un revenu universel en Corse ?
Pensé pour faire face à la pauvreté et l’exclusion sociale, encore plus en ces temps de crise sanitaire. La Corse, région la plus pauvre de France pourrait être la première à expérimenter ce système en France. Le conseil exécutif et l’Assemblée ont en tout cas approuvé le rapport fin avril.
Un levier pour lutter contre la crise
Ce projet porté par Jean-Guy Talamoni et les nationalistes corses est désormais sur la table du gouvernement avec l’idée de passer dans une phase opérationnelle et faire de l’île une terre d’expérimentation. Pour Jean-Guy Talamoni, mettre en place se revenu est quasi inévitable : « La Corse est dans une situation exacerbée par la crise économique liée au coronavirus. Dans ce contexte difficile, ce dispositif doit constituer un filet de sécurité, un premier pas pour ne laisser personne au bord du chemin et amorcer la refonte du monde d’après. »
Quelle somme par habitant ?
En Corse, plus de 20% de la population vit sous le seuil de pauvreté, et lors de la crise liée au Covid-19, plus d’un salarié sur deux était au chômage partiel contre un salarié sur trois en France métropolitaine. Pour commencer, l’idée est, dans un premier temps de distribuer 500 euros par versement ou sous la forme d’un crédit d’impôt selon les conditions de ressource des habitants. Selon les différentes projections réalisées, ce projet coûterait 129 millions d’euros à la collectivité et remplacerait plusieurs prestations sociales comme le RSA et la prime d’activité.
Comme le décrit le rapport, les 500 euros seraient alors une somme bien trop faible et l’objectif serait de se rapprocher le plus vite possible des 1000 euros par habitant soit plus que le seuil de pauvreté, chiffré à 970 euros.