Lundi 22 juin 2026

Scola Corsa tire la sonnette d'alarme : « Rien n'est officiel ni garanti »

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scola corsa
Alors que des engagements oraux semblaient avoir apaisé les tensions, le réseau d'enseignement immersif Scola Corsa dénonce une absence d'actes concrets. À la veille d'une conférence de presse prévue ce mardi à Bastia, l'association en appelle à une mobilisation générale des élus et de la société civile pour sauver un modèle fragilisé.

Le répit aura été de courte durée. Malgré de récentes annonces laissant entrevoir une issue favorable — notamment concernant la contractualisation de six postes et la sécurisation de la subvention allouée par la Collectivité de Corse (CdC) — le constat dressé par Scola Corsa est amer : aucun document n'a été acté ni signé.

Face à ce vide juridique et administratif, le réseau d'enseignement associatif juge sa situation d'une « urgence absolue » et maintient la pression en réaffirmant ses trois revendications historiques :

  • La contractualisation de 11 postes d’enseignants ;
  • La sécurisation juridique globale du réseau Scola Corsa ;
  • Le retrait du recours préfectoral engagé contre la Collectivité de Corse.

Offensive politique à l'Assemblée de Corse et au CESEC

L'incertitude planant sur la rentrée et le développement du réseau pousse Scola Corsa à investir le terrain politique. Alors que la prochaine session de l'Assemblée de Corse se tiendra en fin de semaine, l'association a officiellement sollicité une nouvelle audience auprès de la Conférence des présidents de l'institution.

Le dossier va également s'inviter dans les différentes instances délibératives insulaires. Dès ce mardi 23 juin, une motion de soutien sera soumise au vote du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC). Une démarche similaire est programmée dans l'hémicycle de l'Assemblée territoriale, avec pour objectif clair de forcer les représentants élus à prendre officiellement position et à agir en soutien au réseau immersif.

L'égalité de traitement, pas un « privilège »

Au-delà de l'urgence administrative, Scola Corsa mène également une bataille sémantique et idéologique. L'association rappelle avec insistance que le financement public de ses écoles n'est en rien une exception accordée à la Corse.

Celui-ci s'inscrit dans le cadre juridique posé par la Constitution, le Code de l'éducation et la loi Debré de 1959. Le réseau souligne que les milliers d'établissements privés sous contrat en France bénéficient de ces aides au nom de la liberté d'enseignement et de l'égalité des élèves. Scola Corsa réclame donc ni plus ni moins que l'application d'un droit déjà généralisé à l'ensemble des autres réseaux d'écoles immersives sur le territoire national.

Image : Manifestation Scola Corsa du 30 mai 2026