Mercredi 22 avril 2026

Caccia d’Oru : les métiers de la chasse à l’honneur

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salon de la chasse
À Corti, le salon de la chasse Caccia d’Oru ne se limite pas aux démonstrations et aux animations. Cette quatrième édition met également en lumière les nombreux métiers et savoir-faire qui gravitent autour de l’univers de la chasse.

Parmi les exposants présents, certains proposent des voyages spécialisés à travers le monde, à l’image de Bianchi Safari, tandis que d’autres perpétuent des métiers rares et exigeants, comme la gravure artisanale sur arme.

Les métiers de la chasse à l’honneur au salon Caccia d'Oru

Le salon Caccia d'Oru met en lumière les métiers et savoir-faire liés à l’univers de la chasse, en donnant la parole à des professionnels venus partager leur expérience. Entre artisanat d’exception et activités de terrain, les visiteurs ont pu découvrir la richesse et la diversité de ce secteur.

Parmi les intervenants, Pierre Dôme, professeur à l’école d’armurerie de Liège, est revenu sur une discipline méconnue : la gravure sur arme. Interrogé par le journaliste sur la nature de ce savoir-faire, il explique :
« La gravure sur arme, ce sont des effets spécifiques qui concernent à décorer uniquement les armes, surtout les armes de chasse. Ce sont des gravures de grand luxe puisqu’elles sont toutes faites à la main. »

À la question portant sur les techniques utilisées, il détaille un apprentissage structuré sur deux années, allant des bases de la gravure superficielle aux techniques plus complexes :
« La première année, c’est la technique de base. Ensuite, on voit le fond creux, la ciselure, et pour terminer les incrustations, où l’on intègre de l’or ou de l’argent dans le métal. »

Le journaliste l’interroge également sur le processus de création lorsqu’un client confie une arme :
« Soit le client fait confiance au graveur et lui laisse une liberté artistique, soit, pour les demandes plus précises, un avant-projet est dessiné, mais cela prend plus de temps. »

Présent sur le salon pour la seconde fois, il souligne l’importance de cette participation :
« Nous sommes invités et nous représentons le savoir-faire liégeois. »

Autre domaine, autre approche avec Nicolas Bianchi, guide professionnel de chasse, venu présenter son activité. À la question du journaliste sur la nature de son entreprise, il résume :
« J’accompagne les gens faire des safaris de chasse. Je demande le plus d’informations possible aux chasseurs sur les pays où ils veulent aller, les modes de chasse, puis je les conseille et les guide vers la bonne destination. »

Sur le déroulement d’un séjour, il décrit des journées rythmées par la pratique et la découverte :
« On se lève très tôt le matin. Selon les chasses, cela peut durer la matinée ou la journée complète. On revient généralement entre midi et deux pour manger au lodge, puis on reprend. Ce sont des journées longues, axées sur la découverte. »

Interrogé sur la portée géographique de son activité, il confirme :
« J’organise dans le monde entier. Cela dépend des espèces et des pays, mais oui, c’est possible. »

Présent pour la première fois au salon, il explique également sa démarche :
« Je suis Corse, j’avais envie de représenter mon entreprise chez moi. »

À travers ces échanges, le salon Caccia d'Oru s’affirme comme un espace de transmission et de valorisation des métiers de la chasse, entre tradition artisanale et pratiques contemporaines.