Mercredi 11 février 2026

Crans Montana : « Si je ne deviens pas footballeur, je veux sauver des vies »

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Le 1er janvier 2026 aurait pu être sa dernière nuit. Pris au piège d’un incendie dans une boîte de nuit de Crans-Montana, le joueur du FC Metz Tahirys Dos Santos a choisi de retourner dans les flammes pour sauver sa compagne. Un acte instinctif, aux conséquences dramatiques.

Jeudi 1er janvier 2026, peu après minuit, un incendie se déclare dans une boîte de nuit de Crans-Montana, en Suisse. À l’origine du sinistre : l’utilisation de bougies à l’intérieur de l’établissement.Parmi les clients, majoritairement des jeunes, se trouve Tahirys Dos Santos, joueur du FC Metz, venu passer la soirée avec sa petite amie, Coline.Lorsque les flammes apparaissent, il comprend immédiatement le danger. Alors qu’elle se trouve aux toilettes, il se dirige vers elle pour la retrouver. Sa compagne confie : « Il criait mon nom, il me disait qu’il fallait partir, que tout prenait feu, et dans sa voix, je sentais qu’il se passait quelque chose de grave », explique Coline.Au moment de se diriger vers la sortie, le chaos règne déjà dans la boîte de nuit. Dans la cohue, le couple chute dans les escaliers mais, sous l’effet de l’adrénaline, ne ressent aucune douleur.« Je me suis vu mourir ce soir-là », confie-t-il à L’Équipe.Son geste lui coûtera cher. Brûlé sur 30 % du corps, notamment au dos, il doit être opéré. Coline, elle, restera plongée dans le coma pendant près de trois semaines.Pris en charge par une jeune médecin, Tahirys évoque celle qu’il considère comme sa sauveuse : « Elle m’a parlé, elle m’a rassuré. On peut dire qu’elle m’a sauvé la vie. Si je ne deviens pas footballeur, je veux sauver des vies comme vous. »Toujours hospitalisé, le couple ne comprend pas que les gérants du bar Le Constellation, soient libres pendant qu’eux poursuivent leur convalescence.Malgré la gravité des blessures, le joueur reste déterminé : « Les médecins m’ont dit que je pourrai reprendre le foot. Cela m’a rassuré. »

crédit photo : Tahirys Dos Santos crédit instagram FC Metz

écrit par Benjamin Haure