Le procès du premier adjoint de L'Île-Rousse pour violences sur une élue
Le tribunal correctionnel de Bastia examinait ce vendredi le procès d'Antoine Guerrini, premier adjoint au maire de L'Île-Rousse, poursuivi pour des faits de violences volontaires commis le 30 août 2025 au domicile de Marie-Josèphe Capinielli, avocate et conseillère municipale d'opposition.
L'affaire avait éclaté quelques jours après les faits, lorsque Marie-Joseph Capinielli avait déposé plainte pour violences volontaires aggravées et menaces. Une enquête avait alors été ouverte et confiée à la brigade de recherches de Calvi. Les débats au cours de l’audience se sont notamment appuyés sur plusieurs témoignages, des photographies du visage de la victime ainsi qu'un certificat médical attestant des blessures constatées.
Le prévenu a toutefois soutenu que les faits relevaient d'un différend d'ordre privé et qu'ils n'avaient aucun lien avec son mandat d'élu local. Une version contestée au cours des débats, le tribunal a notamment évoqué un article de presse publié par Corse Matin faisant état des difficultés de stationnement dans la commune.
À l'issue des débats, le ministère public a requis une peine de dix mois d'emprisonnement avec sursis probatoire pendant deux ans, assortie d'une obligation de soins. Durant cette période de probation, le prévenu devra respecter les obligations fixées par la juridiction. Le tribunal correctionnel de Bastia a mis sa décision en délibéré. Le jugement sera rendu le 18 septembre prochain.