83 ème anniversaire de la libération de la corse trois cérémonies mémoires de la bataille des cols
En passant sur le rond-point du col de San Stefano à Olmeta di Tuda se trouve le monument aux morts érigé en hommage aux Tirailleurs marocains ayant participé à la libération de la Corse.
Ce col est un passage stratégique pour les armées depuis toujours. Les troupes de goumiers qui débarquèrent à Saint-Florent à l’époque franchirent les hauteurs avec l’objectif principal, la libération de Bastia tenue par l’armée
allemande.
Ces hommes jeunes, venus de contrées lointaines livrèrent de sanglantes batailles souvent au péril de leur vie.
En ce 30 septembre une cérémonie républicaine saluait leur courage. Le président régional de la Koumia Alain Allègre fit une lecture émouvante en
mémoire aux disparus. 24 élèves du collège de Biguglia, classe de 4 ème accompagnés de leurs enseignants comblèrent le public de leurs chants. Les personnalités civiles et militaires, M. Mohammed Moutaoukel consul du Maroc, les associations d’anciens combattants et leurs porte-drapeaux, de nombreux élus dont M. le maire d’Olmeta di Tuda Jean-Marc Campocasso et sa première adjointe Mme. Marie-Ange Saliceti honoraient de leur présence
ce lieu stratégique. Mme. Marguerite Pellegri-Mondoloni directrice de l’’Onac 2b aidée des membres de son cabinet orchestrait la logistique de la cérémonie.
A l’issue des dépôts de gerbes, de la minute de silence et de l’hymne national, un thé accompagné de douceurs orientales était offert par le consul du Maroc à tous les participants.
Col de Teghime symbole de la libération de Bastia
Le monument aux morts signe indélébile de la victoire et de la libération de Bastia n’avait pas assez d’espace pour contenir un public beaucoup trop important. C’était poignant de voir toutes ces personnes présentes venues rendre hommage à ces martyrs. Alain Allègre président régional de la Koumia rappela cette gnac qu’ils avaient alors qu’ils manquaient de tout, munitions, alimentation, ils se sont battus jusqu’au bout pour prendre le col.
Les personnalités civiles et militaires étaient présentes, M. le consul du Maroc, les élus de différentes communes, les confrères ont ému par leur chant, beaucoup de jeunes gens, les associations d’anciens combattants et leurs porte-drapeaux et plusieurs médias dont Télépaese chaîne régionale.
La logistique était toujours réglée comme du papier à musique par la directrice de l’Onac 2b et son staf. Après les dépôts de gerbes, la minute de silence et le chant de La Marseillaise, tous sont descendus à Saint-Florent se recueillir sur les tombes des cimetières français et marocains. Au cimetière marocain le Muphti égrena la prière coranique.
A l’issue M. le consul du Maroc offrit une collation goûteuse à toutes les personnes présentes.
Bastia place Saint Nicolas
La place était noire de monde malgré le soleil intense, ce dimanche 4 octobre, au souvenir de ces vies brisées pour notre salut. Mme. Marguerite Pellegri-Mondoloni accueillait sur le lieu de mémoire, la préfète de Haute Corse Mme. Véronique Deprez-Boudier et les personnalités civiles et militaires qui l’accompagnait dont M. le maire de Bastia, Gilles Simeoni.
On notait une présence importante d’associations d’anciens combattants et de porte-drapeaux, dont les cadets de la gendarmerie.
La Lyre Bastiaise relevait la cérémonie de sa musique, ainsi que les élèves par leurs chants.
De jeunes étudiants lurent de beaux messages, Joseph-Antoine Peretti rappela le souvenir de ces hommes jeunes qui venaient de pays lointains pour sauver le peuple corse et dont malheureusement beaucoup perdirent la vie.
Sixte Ugolini président d’honneur de l’Anacr rappela avec clarté les faits de cette libération de la ville en ayant une pensée pour toutes les résistantes corses de l’époque. Il souligna également qu’une fois la ville libérée le 4 octobre et « débarrassée » des allemands, à la grande surprise des bastiais, les avions américains dévastèrent Bastia larguant des bombes et détruisant tout sur leur passage. Alors que la ville était libérée, ce dommage collatéral fit de nombreuses victimes et il fallut reconstruire encore et encore. Mauvaise appréciation de l’information et de la communication entre les états- majors……