Environnement dans le Sud-Corse : Lecci se dote d'une nouvelle recyclerie et d'un centre de regroupement du tri
Le rendez-vous était donné ce jeudi matin à Lecci pour une inauguration de taille, réunissant de nombreux acteurs institutionnels et politiques. Autour de Don-Georges Gianni, président du SYVADEC, vice-président de la Communauté de communes du Sud Corse (CCSC) et maire de Lecci, se trouvaient notamment Éric Jalon, préfet de Corse, Jean-Christophe Angelini, président de la CCSC et maire de Porto-Vecchio, Pascal Leccia, vice-président du SYVADEC délégué aux recycleries, ainsi qu’Anthony Barraco, sous-préfet de Sartène.
Au cœur de cette rencontre : l'ouverture officielle d'une toute nouvelle recyclerie et d'un centre de regroupement du tri, venant renforcer considérablement le maillage territorial en matière d'économie circulaire.
Proximité et réemploi au cœur de la démarche
Avec cette nouvelle infrastructure, le Sud-Corse densifie son réseau. La recyclerie de Lecci vient s'ajouter aux équipements déjà opérationnels à Porto-Vecchio, Figari et Bonifacio. L'objectif est clair : offrir aux habitants de la commune et des villages environnants un accès local à l'ensemble des filières de tri.
Mais le site va plus loin que la simple collecte. Il intègre un « espace de gratuité », véritable zone dédiée au réemploi. Les usagers peuvent y déposer les objets dont ils n'ont plus l'utilité afin de leur offrir une seconde vie, favorisant ainsi une démarche solidaire et anti-gaspillage.
Un centre de regroupement pour optimiser la logistique
En parallèle de la recyclerie, l'inauguration a permis de dévoiler le nouveau centre de regroupement. Ce dernier a pour vocation de centraliser les emballages, les papiers, les cartons et les textiles avant leur expédition vers les différentes filières de valorisation.
Les retombées concrètes de cet équipement sont multiples : sa capacité est spécifiquement dimensionnée pour absorber les pics de fréquentation liés à la saison estivale. Sur le plan environnemental, la centralisation permet de réduire les trajets des tournées de collecte de 15 kilomètres, entraînant mécaniquement une baisse significative des émissions de CO₂. Sur le plan économique, cette optimisation logistique devrait générer environ 80 000 € d'économies de fonctionnement par an pour l'intercommunalité.
Un investissement soutenu par l'État
Ce double équipement a pu voir le jour grâce à un partenariat financier solide. L’État, par l'intermédiaire de l’ADEME (Agence de la transition écologique), a subventionné le projet à hauteur de 567 250 €, prenant ainsi en charge 25 % du coût total de l'opération.
Comme l'ont rappelé les acteurs présents lors de cette matinée, l'enjeu de ces nouvelles structures se résume en une formule : « Trier près de chez soi, c’est trier plus et enfouir moins. » Un cap essentiel pour la gestion environnementale de la microrégion.