Jeudi 8 octobre 2026

Mouvement de grève illimité : les journalistes Via Stella réclament des moyens à la hauteur de leurs missions

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Mouvement de grève illimité : les journalistes Via Stella réclament des moyens à la hauteur de leurs missions
Un préavis de grève illimité a été déposé conjointement par le Syndicat National des Journalistes (SNJ) et le STC. Selon Frédéric Danesi, délégué syndical du SNJ, ce mouvement vise principalement à obtenir de meilleures conditions de travail, ce qui passe inévitablement par l'attribution de moyens supplémentaires.

Les équipes dénoncent une charge de travail en très forte augmentation. Le temps d'antenne s'est en effet considérablement allongé, avec par exemple un journal de la mi-journée dont la durée est passée de 10 à 19 minutes. Malgré la production quotidienne d'émissions et de décryptages, les moyens alloués restent constants, ce qui conduit aujourd'hui à un épuisement des professionnels sur le terrain.

Face à ce constat, les syndicats ont formulé des demandes concrètes auprès de leur direction parisienne. Ils réclament la création de cinq postes d'équivalents temps plein (ETP) supplémentaires, ainsi que le remplacement systématique des postes actuellement vacants.

Le mouvement est extrêmement suivi : 100 % des journalistes titulaires de la rédaction sont en grève, un niveau de mobilisation qualifié de "jamais vu" par le représentant syndical. Le personnel technique et administratif s'est également associé à la démarche, témoignant d'un mouvement d'une ampleur globale. Pour inscrire cette grève dans la durée tout en limitant l'impact sur leurs salaires, les grévistes ont opté pour des arrêts de travail d'une heure ciblés sur les tranches des journaux télévisés (de 12h00 à 12h59 et de 19h00 à 19h59).

Du côté de la direction, l'attitude est perçue comme extrêmement fermée. Lors de la première réunion de négociation, la direction a refusé la totalité des cinq postes demandés, se déclarant satisfaite du fonctionnement actuel. Bien que la situation semble bloquée, les syndicats affirment rester ouverts à la discussion, soulignant que leur démarche ne vise pas à obtenir une augmentation salariale, mais simplement à avoir les moyens d'exercer correctement leur métier.