Mercredi 26 mai 2021

Kevin Panizzoli, du design des motos à celui des aquariums

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Kevin Panizzoli exerce une activité dans le domaine du design moto ou customisation. On peut le trouver à Île-Rousse, boulevard de Fogata (sous l'enseigne « Atelier Art Kustom ») ou sur les réseaux sociaux. Si embellir les deux roues est son premier métier ou plutôt sa première passion, Kevin nous fait part de son deuxième centre d'intérêt, l'aquariophilie.

Tout commence vers 12-13 ans, un âge où « tu regardes les grands faire, puis petit à petit tu veux une moto, tu veux la plus jolie, tu veux les belles peintures ! ». Il embraye sur une formation de carrossier-peintre, avec sa première carrosserie à 14 ans et ses premières peintures à 15 ans. Il s'exerce en créant des scooters personnalisés. Plus tard, suite à la décoration de sa propre moto, il reçoit des demandes de peintures individualisées, de modifications esthétiques, de construction et de préparation de motos.  Son travail s'avère payant. Son parcours est bientôt reconnu en France: « J'ai fini au championnat de France, j'ai participé deux fois au championnat du monde, puis gagné sur le plus gros salon de France à Lyon pour un concours de la plus belle moto préparée de France. » 

Kevin ne considère par cette activité comme un métier mais comme une passion, même s'il est difficile d'en vivre. Cette difficulté est liée à deux raisons : « On sort d'un an et demi de COVID, en plus de ça le marché sur l'Île est très fermé. Il est plus difficile de faire venir des gens du continent pour préparer des motos ». Il essaie donc de compenser cet obstacle en tentant de se différencier, « sortir du lot en présentant des motos différentes et savoir adapter le budget à chaque client pour obtenir un bon ratio entre le prix et le travail. » 

Toutes les demandes sont-elles réalisables ? D'après Kevin, « Oui, tout est possible, la seule limite est le budget. Le nombre de roues, des peintures extraordinaires, des pièces amovibles déplaçables par télécommande, des allumages à distance... ». Des changements qui expliquent un temps de réalisation très variable, allant d'une centaine d'heures à des mois de préparation. 

Dans ce même atelier, un autre univers... 

Sa deuxième passion tourne autour de l'aquariophilie. Il est à l'origine le simple possesseur d'un aquarium avec le minimum syndical « un peu de sable, deux plantes... ». Puis à cause du confinement, il se découvre la passion de l’aquariophilie. Il achète un aquarium de 500 litres, qu'il décore selon ses goûts avant de publier le résultat sur les réseaux sociaux. Cette annonce obtient une bonne réception, les gens posant des questions sur le nombre d'années d'expérience de Kevin, pourtant novice en la matière. Très vite, cela le motive à progresser, jusqu'à se retrouver avec 19 aquariums à domicile. Ils en déplace la plupart dans son atelier de customisation. 

Si les deux activités n'ont à priori aucun rapport, les choses prennent une tournure similaire. Petit à petit, Kevin Panizzoli reçoit des demandes de design sur l'agencement d'aquarium. Rendant service à quelques amis, il décide de se documenter sur la discipline avec plus de sérieux, en particulier sur la chimie de l'eau. Il se déplace désormais chez les particuliers, où il procède à de l'entretien et à de la maintenance. 

En visite dans son atelier, il nous montre ce qui n'est pas exactement un aquarium classique mais un exo terra, entre le paludarium et l'aquarium, c'est-à-dire avec une partie aquatique et une partie émergée : des plantes en dehors de l'eau. « Les racines se trouvent dans l'eau, et donc la filtration se fait uniquement par les racines. La qualité de l'eau et la survie des poissons est assurée par ce principe. Pour le reste, on adapte la taille et la quantité en fonction de la quantité d'eau, des racines utilisées et du type de biotope . » 

Une nouvelle société est en cours de création et devrait s'appeler « My little world ».

Texte Thomas Sartini / Photos Anghjulà Photography