Mercredi 12 mai 2021

Manifestation pour défendre la maternité de la clinique Maymard

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manif maymard
Le personnel soignant de la maternité de la clinique Maymard a manifesté ce mercredi 12 mai. Du Palais de Justice jusqu’à la Mairie de Bastia, en passant par le boulevard Paoli, le cortège a fait défendre sa voix pour la survie de son service.

Le groupe Almaviva Santé a annoncé le mardi 09 mars 2021 par communiqué de presse l’opération de rachat du groupe de santé Maymard. Dans leur projet de développement, il est question de transférer l’activité du service obstétrique de la clinique vers l’Hôpital de Bastia ; ce qui entrainerait selon le personnel soignant, la fin d’un service d’accompagnement personnalisé à échelle humaine.
 

« Pourquoi fermer un site qui fonctionne ? »

Plus de 500 bébés naissent chaque année au service obstétrique de la clinique Maymard. Ce dernier fait partie du réseau périnatal de la région Sud-Est « Réseau Méditerranée PACA CORSE MONACO », ce qui lui donne un gage de qualité de soins optimales. Lucile Cau, sage-femme, vante une maternité à échelle humaine : « Ici on a à l’heure actuelle 2 maternités à échelle humaine, une qui fait 900 et une qui fait 500 accouchements par as, le projet c’est de les regrouper, mais pourquoi ? Pourquoi sortir de cette possibilité qu’on a d’être presque un à un ? D’avoir une qualité d’accueil et de prise en charge qui sont rares à l’heure actuelle avec toutes les maternités qui ont pu fermer un peu partout en France ? Pourquoi fermer un site qui fonctionne ? »

L'argument défendu est d'abord celui du choix, entre deux services publics et privés, Il n'est pas de trop d'avoir recourt à deux maternités en Haute-Corse. Le deuxième atout est que la configuration de cette clinique privée permettait jusqu'ici la garantie d'un accompagnement personnalisé des patientes.

 

Une clinique familiale plébiscitée

 

Depuis 50 ans, la maternité, de par son emplacement, offre un certain dynamisme dans le centre-ville de Bastia. Depuis le rachat du groupe Maymard par le fonds d'investissement, l'heure est à l'inquiétude. Lucile précise : « D'un côté on a la Direction qui nous dit – Nous sommes en négociation, de l'autre l'hôpital où tout serait déjà acté de manière définitive... On aimerait savoir où on en est. On aimerait protéger les choses. On aimerait continuer à travailler avec nos valeurs humaines, nos capacités d'accueil liées à une petite maternité ».

Un appel entendu, en témoigne une pétition qui a déjà récolté plus de 20 000 signatures.
Le soutien s'accompagne de la voix de nombreux élus, maires de communes, du président de l'assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni.

Texte Thomas Sartini / Photo Anghjulà Photography