Signature du protocole Santé Mentale et Logement
D’après un constat effectué par divers acteurs du territoire, les quartiers prioritaires de la politique de la ville subissent un accroissement du nombre de personnes atteintes de troubles de la santé mentale. Ces troubles entraînent bien souvent des problèmes entre les locataires, qui peuvent aller de la simple mésentente de voisinage jusqu’à la mise en danger de la vie d’autrui. Si une des principales missions des bailleurs sociaux réside dans la mise en place des occupants et la gestion locative (administration, entretien…), ces derniers ne peuvent intervenir sur les aspects sanitaires. Il faut donc réussir à mettre en relation ce public vers les services adaptés.
En quoi consiste ce protocole ?
François Ravier, Préfet de la Haute-Corse détaille : « L’utilité est double : Premièrement avoir une sorte de médiation santé mentale dans les quartiers ; et deuxièmement permettre à des personnes qui ont des traitements ou des problèmes d’ordre mental, de pouvoir rester dans leur logement [soins à domicile] ». L’objectif du protocole est donc de mettre en place une mission de médiation en santé mentale. Pour faciliter l’accès au soin des locataires, un adulte relais fera le lien entre les acteurs de terrain, les services de santé et les bailleurs sociaux.
Une « période d’évaluation » pour le protocole.
Les financements spécifiques dédiés à la politique de la ville ont permis de mettre en place ce dispositif à petite échelle, sur les quartiers prioritaires. Il pourra être étendu selon les résultats que donneront les évaluations futures, comme nous le précise Monsieur le Préfet : « Quand on commence à faire quelque chose comme ça, je pense qu’on a souvent intérêt à le faire à petite échelle. Pour voir ensuite, après avoir fait des évaluations régulières, comment ça réussi, comment ça ne réussi pas et ce qu’il faut adapter. Nous sommes dans une période d’évaluation, qui nous permettra peut-être de voir comment on pourra étendre le dispositif ».
En espérant que ce protocole améliore l’orientation et la prise en charge de ce public fragile.
Texte Thomas Sartini / Photos Anghjulà Photography