Vendredi 23 octobre 2026

Condamnation d'Antoine Guerrini : 1 500 euros d'amende et une requalification en contravention

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Justice
Ce vendredi 23 octobre, le tribunal correctionnel de Bastia a condamné Antoine Guerrini, premier adjoint de L'Île-Rousse, à 1 500 euros d'amende pour des violences envers l'élue d'opposition Marie-Josèphe Capinielli. En requalifiant les faits en simple contravention et en écartant la circonstance aggravante liée au mandat politique de la victime, la justice clôt un épineux dossier par une décision dont se félicitent, chacune à leur manière, la défense et la partie civile.

Le premier adjoint de L'Île-Rousse, Antoine Guerrini, a été condamné ce vendredi 23 octobre par le tribunal correctionnel de Bastia à 1 500 euros d'amende, assortis d'un euro symbolique de dommages et intérêts, pour des violences commises sur l'élue d'opposition Marie-Josèphe Capinielli. Initialement poursuivi pour "violence sur une personne chargée d'une mission de service public" à la suite d'une altercation survenue le 30 août 2025 ayant entraîné cinq jours d'incapacité totale de travail, le prévenu a vu les faits requalifiés en contravention. Le tribunal a choisi d'écarter la circonstance aggravante liée à la qualité d'élue de la victime. Malgré les réquisitions de la procureure qui demandait dix mois de prison avec sursis, les juges ont estimé que le conflit était de nature "hybride", mêlant des dimensions personnelles et politiques sans que l'on puisse isoler un mobile purement lié au mandat de la plaignante.

La défense a accueilli ce jugement comme une victoire. Maître Cynthia Costa Sigrist, avocate d'Antoine Guerrini, souligne une décision strictement conforme au droit, actant que ces actes regrettés ne découlaient pas d'un problème exclusivement politique mais bien d'un litige d'ordre privé. Elle se félicite particulièrement de cette condamnation pour des faits contraventionnels plutôt que délictuels, validant la ligne défendue par son camp. La défense a d'ores et déjà annoncé qu'elle ne ferait pas appel.

Du côté de la partie civile, l'issue de cette procédure de plus d'un an est également perçue de manière très positive. Marie-Josèphe Capinielli se dit extrêmement satisfaite de voir la justice reconnaître formellement son agresseur comme un individu violent, capable de lever la main sur une femme, indépendamment de son statut politique. Pour la plaignante, cette condamnation, qui vient s'ajouter au casier judiciaire du premier adjoint, pose directement la question de son exemplarité en tant qu'élu et officier de police judiciaire. Affirmant que la démocratie ne sort pas grandie de cette affaire, elle ajoute que la possibilité d'un appel du parquet dans les dix jours lui importe peu, considérant que l'essentiel, à savoir la reconnaissance de son statut de victime face à un homme violent, a été acté par le tribunal.