Mardi 13 octobre 2026

Formation : Des inquiétudes après une séance d’éducation à la vie affective et relationnelle au CFA de Furiani

Image
CFA
Des inquiétudes ont été exprimées par des familles à la suite d’une séance consacrée à l’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité (EVARS) au CFA Jean-Jacques Nicolaï de Furiani. La direction de l’établissement dans un communiqué a adressé une mise au point pour rappeler le cadre et les objectifs de ces interventions.

Une séance consacrée à l’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité (EVARS), organisée au CFA Jean-Jacques Nicolaï de Furiani, a suscité des réactions parmi certains apprentis et leurs familles.

Selon un témoignage transmis à la rédaction, les propos et les gestes de l'intervenant auraient choqué plusieurs élèves. Face à cette situation, un élève aurait prévenu son père par message. Ce dernier aurait contacté le CFA pour exprimer son refus que son enfant participe à ce type d’intervention.

Le CFA rappelle le cadre légal et institutionnel

Dans une lettre de mise au point adressée à la presse, la direction du CFA indique que «Ces séances s'inscrivent dans les missions confiées aux centres de formation d'apprentis par le Code du travail, notamment l'égalité, la mixité et la lutte contre les discriminations.»

Elles s’inscrivent également dans la démarche nationale engagée par le programme d’éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité (EVARS), publié au Bulletin officiel du 6 février 2025. Par une décision du 27 juin 2025, le Conseil d’État a jugé ce programme conforme à la loi, estimant qu’il respecte la neutralité du service public, la liberté de conscience des jeunes et de leurs familles, ainsi que l’autorité parentale.

Des contenus adaptés et fondés sur des connaissances établies

Le CFA précise que les séances abordent les thèmes du respect de soi et des autres, du consentement, de la prévention des violences sexistes et sexuelles, des relations au travail et de la santé.

Elles sont animées par un conseiller conjugal et familial du centre de santé sexuelle de la Collectivité de Corse, «dans une posture neutre et bienveillante, dans le respect de l'intimité de chacun. Aucun apprenti n'est tenu de s'exprimer sur sa vie personnelle, et ces séances ne font l'objet d'aucune évaluation». Le CFA rappelle par ailleurs que les apprentis sont de jeunes salariés et que les séances inscrites au planning font partie de leur temps de formation, au même titre que les autres enseignements. L’assiduité y est donc attendue.

Selon le communiqué, les familles et les employeurs ont été informés des objectifs de ces séances par courriel le 8 octobre 2026. Une information est également disponible sur le portail pédagogique Netypareo.

Le directeur du CFA, Xavier Luciani, indique que l’équipe reste disponible pour rencontrer toute famille qui le souhaite et répondre à ses questions.