Jeudi 12 février 2026

Skeleton : le sport le plus spectaculaire des Jeux d’hiver est-il vraiment le plus dangereux ?

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Présent dès 1928 aux Jeux olympiques d’hiver, le skeleton a longtemps été écarté du programme en raison de sa dangerosité supposée. Aujourd’hui encore, ce sport extrême impressionne. Pourtant, ses pratiquants défendent une discipline bien plus maîtrisée qu’elle n’y paraît.

Un sport longtemps jugé trop dangereux

Introduit aux Jeux olympiques d’hiver en 1928, le skeleton disparaît rapidement du programme. Il ne réapparaît qu’en 1948, avant d’être de nouveau retiré pendant plus de cinquante ans. Il faudra attendre les Jeux de Salt Lake City, en 2002, pour que la discipline fasse son retour définitif.

La raison ? Sa dangerosité. 130 km/h, la tête à quelques centimètres de la glace Le skeleton se pratique individuellement sur une petite luge métallique. Contrairement à la luge classique, l’athlète s’élance à plat ventre, la tête en avant.L’objectif est simple : descendre la piste glacée le plus rapidement possible.Les vitesses peuvent dépasser les 130 km/h. La tête se situe à seulement quelques centimètres de la glace et l’unique protection reste le casque. Aucun frein, aucun volant : le pilotage se fait uniquement grâce aux mouvements du corps.

Une discipline impressionnante… mais maîtrisée

Spectaculaire, le skeleton n’en demeure pas moins risqué. À ce niveau de vitesse, la moindre erreur peut avoir de lourdes conséquences. Pourtant, les athlètes réfutent l’image d’un sport incontrôlable.Lucas Defayet, seul Français engagé dans la discipline, s’est exprimé au micro de l’Équipe de France olympique : « Ce n’est pas dangereux. C’est l’idée que les gens se font de mon sport, mais les risques sont assez maîtrisés et les descentes sont étudiées pour ne pas sortir de la piste. Je me suis déjà fait peur, mais ça a toujours été contrôlé. » Il ajoute même :« Le ski ou la luge sont bien plus dangereux que le skeleton. La moindre petite faute, c’est la chute immédiate. »

 

À ce jour, la Fédération française n’a jamais remporté de médaille olympique en skeleton. Lucas Defayet peut-il écrire une nouvelle page de l’histoire tricolore ? 

crédit photo : équipe de france olympique

Écrit par Benjamin Haure