Les vagues de chaleur mettent les abeilles à rude épreuve
Dans les ruchers insulaires, le thermomètre dicte sa loi, et le bilan s'alourdit. Les professionnels balanins observent aujourd'hui un effondrement préoccupant du nombre de colonies. La faute à une succession de saisons chaotiques où la sécheresse a littéralement tari les floraisons, privant les butineuses de leur précieux garde-manger.
Apiculteur dans la région, Christian Aurenty dresse le portrait d'une situation inédite. Au terme de cette saison, les pertes enregistrées ont atteint des sommets jamais vus. Le cocktail météorologique s'est révélé dévastateur : l'intensité des coups de chaud de l'an passé, couplée à un printemps aux conditions défavorables, a coupé court à la production de nectar et épuisé les essaims. Pourtant, un constat d'espoir émerge. Les ruches sanctuarisées dans des environnements préservés à l'ombre de points d'eau et au cœur de parcelles fleuries cultivées de manière raisonnée ont, elles, beaucoup mieux encaissé le choc.