Europe : Marie-Antoinette Maupertuis défend l'insularité
Dans un contexte où la Corse ne dispose plus de député européen pour cette mandature, la Présidente de l'Assemblée de Corse occupe le terrain diplomatique à Bruxelles. En sa qualité de présidente de la Commission des îles de la CRPM et membre du Comité européen des régions, elle mène une bataille stratégique pour les intérêts de l'île.
L’insularité : un défi quotidien à faire reconnaître
Pour la Collectivité de Corse, l’île n’est pas un territoire comme les autres et l'Europe doit cesser de l'ignorer. Marie-Antoinette Maupertuis rappelle que vivre sur une île impose des contraintes permanentes :
- Des surcoûts élevés pour les ménages et les entreprises.
- Une dépendance critique aux transports et aux importations.
- Un marché restreint et une forte saisonnalité touristique.
- Des difficultés d’accès au logement et aux marchés extérieurs.
Le combat central porte sur l'instauration d'une véritable clause d'insularité dans les textes européens afin d'adapter les financements et les règles aux contraintes réelles des insulaires.
Alerte sur la "recentralisation" des fonds
L’inquiétude est de mise face aux propositions actuelles de la Commission européenne. Celles-ci font peser un risque de recentralisation des décisions vers les États membres. La Corse refuse cette évolution qui réduirait le pouvoir de décision des autorités régionales dans la gestion des fonds européens.
La Présidente défend le maintien d'un rôle fort pour la Collectivité de Corse afin de garantir que les choix stratégiques soient pris au plus près des besoins des Corses, que ce soit pour l'agriculture, la pêche ou la transition énergétique.
Un levier pour l'autonomie
Cette offensive bruxelloise n'est pas isolée. Elle s'inscrit pleinement dans la démarche de demande d'un statut d'autonomie pour la Corse. Pour Marie-Antoinette Maupertuis, adapter les politiques européennes et renforcer la capacité de décision du territoire sont des leviers concrets pour consolider ce projet politique.
En bâtissant des alliances avec d'autres territoires méditerranéens, la Corse entend peser sur le futur "Pacte pour la Méditerranée" et s'assurer d'un traitement équitable lors du prochain cadre financier 2027-2033.