Mardi 15 juin 2021

Territoriales 2021 : 5 questions à Angèle Bastiani (Fà Populu Inseme)

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Angèle Bastiani
Dans le cadre de la campagne électorale des territoriales 2021, Stampa Paese a décidé de donner la parole aux candidats balanins qui se trouvent sur les différentes listes. Cette série de « 5 questions à... » débute par Angèle Bastiani, Maire de l'Isula, en 6e position sur la liste « Fà Populu inseme » de Gilles Simeoni.

Pourquoi cet engagement au sein de la liste « Fà populu inseme » menée par Gilles Simeoni ? 

Cet engagement est la continuité de mon combat municipal, où, entourée de femmes et d’hommes aux parcours divers mais aux valeurs identiques, nous avons remporté une bataille électorale qui a changé radicalement la destinée de notre territoire. Gilles Simeoni a commencé son parcours de la même manière en 2014 à Bastia. Nous portons les mêmes valeurs de travail, d’éthique, de probité et de progrès. Mon engagement à ses côtés est une suite logique.

La Balagne est un exemple en termes de gestion des déchets, que préconisez-vous pour la Corse ?

Nous avons la chance d’avoir en effet un territoire qui trie beaucoup, comparé à d’autres. Pour la communauté de communes à laquelle j’appartiens, je peux attester qu’il s’agit du fruit d’un travail de chaque instant. Mais cela n’est pas suffisant et doit être amélioré, notamment via l’intégration de dispositifs innovants. Concernant la Corse, il est nécessaire que le projet de plan adopté en février dernier par l’Assemblée de Corse soit appliqué au plus vite : généralisation du tri à la source, construction de deux usines de surtri dans les agglomérations urbaines, création de centres de stockage et de compostage. Ce plan s’appuiera bien évidemment sur l’action vertueuse des intercommunalités notamment en matière fiscale, afin de récompenser les ménages les plus respectueux des consignes de tri.

À l'exemple de Figari, y a t-il une volonté politique de développer l'aéroport de Calvi-Balagne ?

L’aéroport international Calvi-Balagne est un atout indéniable pour notre région. Il doit être soutenu et défendu par la Collectivité de Corse en partenariat avec la chambre consulaire. Au-delà de l’aéroport en lui-même, dont la place doit être consolidée, il y a une politique ambitieuse en matière de transports à maintenir et à accentuer afin de faire de la Corse une île accessible, attractive, et ce, toute l’année, et pour tous types de publics.

La Corse est une région marquée par la pauvreté, comment en sortir ? 

Il est nécessaire de poursuivre et de consolider la politique sociale menée par la Collectivité de Corse dans le cadre de ses prérogatives. Les dispositifs d’aide au logement, comme « Una casa per tutti, una casa per ognunu », sont par exemple des outils particulièrement efficaces : aide aux primo-accédants, rénovation du parc locatif social, renforcement des financements au parc public et au parc privé via les OPAH… Au-delà du thème du logement, créer les conditions d’une économie plus annualisée et moins dépendante des aléas saisonniers permettra de rasséréner les personnes en situation de précarité et de tendre vers une « normalisation » économique de la Corse. C’est un véritable sujet, que je connais bien en tant que maire d’une ville très touristique.  

Si vous êtes élu, quel serait le premier dossier que vous défendriez à l'Assemblée? 

Lorsqu’on est élu, on est élu de toute la Corse, pas seulement de sa ville ou de sa région. Bien entendu, je porterai un œil attentif et un suivi tout particulier à tous les dossiers qui concerneront la Balagne et notre bassin de vie, tout en veillant à l’équité de traitement entre les individus et les territoires.

Propos recueillis par François Colombani