Vendredi 18 juin 2021

Territoriales 2021 : 5 questions à Jean-Marc Borri (Fà Populu Inseme)

Image
JM borri
Dans le cadre de la campagne électorale des territoriales 2021, Stampa Paese a décidé de donner la parole aux candidats balanins qui se trouvent sur les différentes listes. Au tour de Jean-Marc Borri, « Fà Populu Inseme », de répondre à nos questions.

Pourquoi cet engagement au sein de la liste « Fà Populu Inseme » menée par Gilles Simeoni ? 

Mon engagement au sein de la liste « Fà populu inseme » repose principalement sur ma volonté d’apporter ma pierre à l’édifice que représente la société corse de demain, celle que nous voulons construire pour nos enfants et les générations futures. Elle doit à mon sens s’appuyer sur des valeurs essentielles que sont la démocratie, l’éthique, la justice, valeurs partagées par les femmes et les hommes qui composent cette liste et incarnées parfaitement par Gilles Simeoni. Même temps qu’elle doit se montrer dynamique et moderne, tout en étant protectrice de notre langue et de notre culture. Au cœur de ce projet se trouve la jeunesse très présente sur notre liste, car elle en est le fondement même, garante de l’avenir de notre pays et de notre peuple.

La Balagne est un exemple en termes de gestion des déchets, que préconisez-vous pour la Corse ?

La Balagne fait figure en effet de bon élève au niveau de la mise en place du tri à la source et du tri au porte-à-porte. Après des décennies de mauvais choix qui ont entraîné toutes les nuisances que l’on sait, c’est cette solution qui doit être généralisée à toute la Corse. Ce projet de plus a d’ailleurs été adopté par l’assemblée de Corse en février 2021, et il est d’ailleurs opérationnel et conforme aux préconisations de l’Europe et de la France. Il comprend entre autres, la construction de deux usines de surtri dans les deux grandes agglomérations et la création de centres de stockages et de compostages publics en même temps qu’un transport des déchets par voie ferroviaire et une fiscalité incitative récompensant les comportements vertueux tant pour les ménages que pour les EPCI et les professionnels.

À l'exemple de Figari, y a-t-il une volonté politique de développer l'aéroport de Calvi-Balagne ?

L’aéroport de Calvi-Balagne représente un pôle économique et social majeur pour la micro-région, des dizaines d’emplois directs indirects en dépendent. Il est donc primordial de le pérenniser, évidemment de le développer puisqu’il est un outil essentiel de l’activité touristique et d’ouverture de la Corse sur les autres pays au même titre que les autres infrastructures de transport insulaire. Sans compter le volet transport il a un but médical qui est tout aussi important. Toutefois, cette mesure de modernisation doit être réalisé dans le respect du modèle économique et social du nouveau pour le pays.

La Corse est une région marquée par la pauvreté, comment en sortir ? 

La pauvreté est en effet un fléau qui se développe en corse au fil des différentes de crises que nous traversons économiques sociales et sanitaires. Il faut absolument endiguer ce phénomène en atténuant la fracture sociale et en évitant l’aggravation des inégalités et de l’exclusion sociale. Nous devons pour cela favoriser l’économie sociale et solidaire, apporter des solutions pour combattre la précarité, agir sur la cherté de la vie et le prix des logements.

Si vous êtes élue, quel serait le premier dossier que vous défendriez à l'Assemblée 

Les dossiers que nous devons défendre sont nombreux puisque nous venons d’en citer quelques uns : les déchets, les transports, le logement, la pauvreté, le tourisme… Mais celui qui me tient particulièrement à cœur en tant que professionnel de santé, c’est celui de la création d’un CHU en Corse. Celui-ci permettrait, entre autres, de combler en partie la pénurie d’acteurs du monde médical qui va croissant alors que l’augmentation de la population est a contrario incessantes. Cela favoriserait la formation et l’accès aux professions concernées à un nombre plus important de nos jeunes, la tendance actuelle laissant présager une situation très défavorable si elle n’est pas corrigée.

Propos recueillis par François Colombani