Territoriales 2021 : 5 questions à Pascal Carlotti (Avanzemu)
Pourquoi cet engagement au sein de la liste « Avanzemu » menée par Jean-Christophe Angelini ?
Je suis politiquement investi depuis près de vingt ans dans le courant nationaliste et auprès de Jean-Christophe Angelini. Je suis d’ailleurs Conseiller Territorial sortant du groupe Partitu di a Nazione Corsa à l’Assemblée de Corse. Mon engagement dans la démarche Avanzemu s’inscrit dans le droit fil de cet investissement au service d’un idéal que nous souhaitons pour la Corse et les corses.
La Balagne est un exemple en termes de gestion des déchets, que préconisez-vous pour la Corse ?
En ce qui concerne la gestion des déchets, la majorité territoriale sortante, dont je suis issu, a priorisé la généralisation du tri à la source et de la collecte au porte à porte. C’est ce que la Balagne a su appliquer sur son territoire qui demeure restreint mais qui a vocation à servir d’exemple pour l’ensemble des intercommunalités. Ce que nous préconisons, avec la liste Avanzemu, est de poursuivre la politique en faveur du tri à la source et de développer la collecte au porte à porte. Il nous parait important de sortir de la logique du tout enfouissement en développant des centres de surtri à proximité des grandes agglomérations, principales productrices de déchets, et de mettre en place des plateformes de compostage de proximité et des unités de recyclage de toute matière pouvant être traitée sur notre territoire.
À l'exemple de Figari, y a t-il une volonté politique de développer l'aéroport de Calvi-Balagne ?
L’aéroport de Calvi – Balagne est une pièce maitresse de l’activité économique de notre région, au même titre que Figari pour l’Extrême Sud. Alors même que le tourisme constitue le moteur de l’emploi local et des perspectives d’avenir de nos jeunes, il me parait évident que cette infrastructure doit bénéficier d’une modernisation et d’un développement dans les années qui viennent.
Plus généralement, la politique que nous préconisons en matière de transports est axée sur la sécurisation et la pérennisation des lignes actuelles de continuité territoriales mais aussi sur le rayonnement de la Corse en Méditerranée et dans toute l’Europe.
La Corse est une région marquée par la pauvreté, comment en sortir ?
La pauvreté et la précarité touchent particulièrement la Corse ; plus d’un corse sur cinq vit sous le seuil de pauvreté. La crise mondiale que nous traversons est en train d’aggraver considérablement la situation. À notre sens, la résolution des problématiques liées à la pauvreté passe, en grande partie, par la relance et la montée en puissance de l’activité économique et par un travail sérieux d’analyse et d’anticipation sur les politiques à mener en faveur de l’emploi, la formation et l’insertion professionnelle. Cela ne nous exonère pas pour autant d’agir directement, à court terme, en faveur des publics précaires, de ceux qui en ont le plus besoin. Nous devons cependant sortir de la logique du traitement des conséquences sans s’attaquer à la cause des problèmes.
Si vous êtes élu, quel serait le premier dossier que vous défendriez à l'Assemblée?
Si les corses nous font confiance et me portent, avec la liste Avanzemu, à nouveau, aux responsabilités, je souhaite d’abord, et pour faire écho à la question précédente sur le volet social, faire aboutir un travail sur le dossier du CDI Saisonnier que j’ai porté régulièrement lors de la mandature précédente. Les métiers du tourisme, de l’hébergement et de la restauration doivent pouvoir permettre aux travailleurs de sécuriser leurs parcours et d’envisager des carrières avec suffisamment de stabilité. Cela contribuera à la montée en gamme de services de qualités et à de nouvelles perspectives d’avenir pour les jeunes corses.
Dans un second temps, nous proposons l’implantation de « Case di i Territori » qui ont vocation à renouer les liens peut être perdus ainsi qu’à fluidifier l’information entre les institutions et les territoires. Nous souhaitons que la Collectivité de Corse joue pleinement son rôle de principal acteur du service public pour tous les corses et dans toutes les régions.
Propos recueillis par François Colombani