Jeudi 17 juin 2021

Territoriales 2021 : 5 questions à Sandra Marchetti (Fà Populu Inseme)

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sandra marchetti
Dans le cadre de la campagne électorale des territoriales 2021, Stampa Paese a décidé de donner la parole aux candidats balanins qui se trouvent sur les différentes listes. Au tour de Sandra Marchetti, « Fà Populu Inseme », de répondre à nos questions.

Pourquoi cet engagement au sein de la liste « Fà Populu Inseme » menée par Gilles Simeoni ? 

Je m’engage pour soutenir la vision de la Corse et le projet de société que nous partageons avec Gilles Simeoni et la démarche Fà Populu Inseme. Ma volonté est de mettre mes compétences au service d’un mieux vivre en Corse, dès à présent et pour les générations futures. C’est donc avec force et détermination que je m’implique pour l’avenir de notre île, afin de créer les conditions d’un développement harmonieux, équilibré et durable. Fondé sur des valeurs éthiques, de paix, de démocratie, de travail, ce développement sera le ferment d’une société corse libre, épanouie et prospère.

La Balagne est un exemple en termes de gestion des déchets, que préconisez-vous pour la Corse ?

La gestion des déchets est un enjeu stratégique et très prégnant pour la population. Nous sommes à la croisée des chemins, en train de passer d’une économie des matières premières à une économie circulaire. La prise de conscience est bien présente et les comportements ont déjà commencé à changer : réduction des déchets à la source par une consommation éco-responsable, tri sélectif, recyclage en seconde main… Il faut poursuivre et accentuer les efforts pour diffuser les pratiques vertueuses. La feuille de route de la collectivité est claire : 

  • aide financière aux intercommunalités pour généraliser le tri au porte-à-porte ; 
  • construction d’usines de surtri, de centres de stockages et de plateformes de compostages proportionnés aux objectifs et sous maîtrise publique ;
  • mise en cohérence entre les acteurs (CdC, Etat, intercommunalités, Syvadec) 
  • fiscalité incitative 

Ce projet de plan adopté en février 2021 est opérationnel, conformes aux exigences législatives en vigueur et répond à l’urgence du problème.

À l'exemple de Figari, y a-t-il une volonté politique de développer l'aéroport de Calvi-Balagne ?

Sur notre territoire insulaire, l’aéroport de Calvi-Balagne est comparable à une porte d’accès, essentielle pour communiquer avec le monde. Sans un développement de cet aéroport, le territoire de Balagne risquerait d’être marginalisé, ce n’est pas ce que nous voulons. La politique entreprise par la Collectivité de Corse va dans le sens de l’investissement dans les infrastructures, afin de faciliter la circulation et désenclaver les espaces. Toutefois, il doit s’agir d’un développement pensé au service de l’intérêt général de la Balagne et de la Corse, et protégé de la dérive effrénée qui a prévalu dans l’extrême-sud.

La Corse est une région marquée par la pauvreté, comment en sortir ? 

Par le travail et la solidarité. La Corse est confrontée à de fortes inégalités, des logiques d’accaparement et d’exclusion sont à l’œuvre, il nous faut dépasser les vieux schémas et agir de concert pour réduire cette fracture sociale très préoccupante. Comme cela a été le cas sous la précédente mandature, l’Humain doit rester au centre des préoccupations et au cœur de chaque décision. En travaillant en bonne intelligence avec l’ensemble des acteurs impliqués dans le domaine social, il sera possible de mettre en place des politiques co-construites et de faire reculer la précarité.

Si vous êtes élue, quel serait le premier dossier que vous défendriez à l'Assemblée 

De nombreux dossiers préoccupent les Corses au quotidien et il s’agira de les traiter rapidement et simultanément. Pour ma part, j’ai à cœur d’apporter des solutions en priorité aux problématiques rencontrées par la jeunesse : la formation, l’emploi, le logement sont autant de sujets sur lesquels nos jeunes ont besoin d’être accompagnés, épaulés, soutenus. Je pense en particulier aux moins de 30 ans qui ont grandi en traversant une série de crises économiques mondiales, cette jeunesse souvent désenchantée est pourtant la force vive de notre île. Mon premier travail sera de lui donner de meilleures perspectives d’avenir et des raisons objectives de retrouver confiance et optimisme.

Propos recueillis par François Colombani